COMMUNE EN PAYS ROYANNAIS

« Une pêche de plaisir »

Meschers-sur-Gironde – La pêche au carrelet ne prend pas une ride et pourtant, cette tradition est vieille d’au moins 200 ans. La méthode est simple : un ponton, une cabane en bois, un filet et une manivelle, le tout monté sur pilotis, au bord de l’eau. De Meschers à la grande côte, les carrelets ornent le littoral charentais. Rien a changé, ou presque, dans la manière de procéder. Un filet, qui en règle générale, fait 4 m2, est relié grâce à un câble à la manivelle. Un contre-poid est raccordé au reste, pour aider à la descente et la remontée. Bars, congres, éperlans, merlans ou encore anchois peuvent être pris dans les filets.

« On ne peut pas vivre de cette pêche. »

« Carrelets corses ». Cependant, la technologie permet à certains pêcheurs de moderniser leur cabane. Il est possible d’installer des panneaux solaires, sur le toit, afin d’avoir de l’électricité. Il suffit ensuite d’appuyer sur le bouton de la télécommande pour remonter les poissons. Certains en profitent, même, pour brancher un petit frigo. Sûrement pour mainte- nir l’apéro au frais, ou le pique-nique, au choix. « Moi, j’appelle ça des  » carrelets corse « . Vous voyez ce que je veux dire », s’amuse Claude Artiguevielle, pêcheur au carrelet de Meschers-sur-Gironde.
Pour cette pêche, aucun appât n’est nécessaire, les poissons se prennent au piège tout seul. « On doit pêcher à la marée montante et on relève toutes les 10-15 minutes », explique Claude Artiguevielle. La pêche au carrelet ne se pratique qu’à la belle saison. Les filets sont rangés du mois d’octobre au mois d’avril. « On ne peut pas vivre de cette pêche. On ne prend pas assez de poisson. Ça reste seulement une pêche de plaisir », souligne Claude.
Moins de poissons. Comme pour tous les autres pêcheurs de la région, les poissons se font de plus en plus rares. D’après Claude Artiguvielle, la « surpêche » serait la cause du problème. « Il n’y a plus le poisson qu’il y avait il y a dix ans. Cette situation n’est pas due à une quelconque pollution. Ce sont les bateaux à la traîne qui sortent la nuit et qui prennent les petits poissons qui sont responsables. Ils s’en servent pour faire de la soupe de poissons », déplore-t-il.
En revanche, les crevettes roses sont toujours présentes dans l’estuaire. Le poisson n’est pas le seul à être remonté dans les filets des pêcheurs au carrelet. Des paniers à crevettes, autrement appelées des « bourgnes », sont pendus le long de la rembarde et déposés au fond de l’eau. « La bouillie de crabes reste l’appât le plus efficace pour attirer les crevettes », assure Claude. Source

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Edito

Comme nous l’annoncions dans notre article du 21/04/2018 concernant les fossés qui débordent, cela est arrivé et justement à l’endroit que nous indiquions route de l’estuaire le moulin.  Des maisons ont été inondées, des garages. Il semble que le maire se soit personnellement déplacé pour constater les dégâts. Et une nouvelle fois il aurait indiqué que des buses seraient posées pour l’écoulement de l’eau de pluie. A suivre encore. 12/06/2018

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