ARCES-SUR-GIRONDE – COMMUNE DU PAYS ROYANNAIS

Ils disent « non » !

«J’ai appelé au rassemblement de tous les élus dans le rejet de cette « usine à gaz ». Nous avons aussi besoin du soutien de vous tous, car ce sont tous les habitants de Gironde et de Charente-Maritime qui sont concernés ».Bien qu’absent de la manifestation de la plage de la Charbette, au Verdon, le président du Conseil général, Dominique Bussereau, a donné le ton de cette manifestation regroupant des opposants au projet d’implantation d’un terminal méthanier face aux côtes du Pays royannais. Une démonstration de force qui a réuni quelque 400 personnes, dont une bonne part issue du Pays royannais, menés notamment par le député-maire de Royan Didier Quentin et le maire de Meschers-sur-Gironde, Jean-François Négret, en première ligne.
« Nous étions plusieurs centaines, confirme l’un des porte-parole du collectif Une pointe pour tous en Charente-Maritime, Philippe Allaire. Nous sommes tous extrêmement mécontents de la décision de l’entreprise 4Gas de maintenir son projet d’implantation. Nous avons pu dire publiquement ce que nous en pensions. Nous avons ensuite tenu l’assemblée générale de l’association Une pointe pour tous. Nous restons très mobilisés de ce côté-ci de l’estuaire. Mais maintenant, nous attendons que l’État prenne ses responsabilités. »

L’inquiétude monte. Jean-François Négret, premier magistrat de Meschers-sur-Gironde, n’en pense pas moins. « Nous étions assez peu d’élus sur place, regrettait-il hier. Nous avons participé au déjeuner et à l’assemblée. L’impression qui ressort est que l’inquiétude recommence à monter. Chacun sent que le poids d’un simple résident est peu de chose face à un tel monstre financier. C’est pourquoi il nous faut renforcer la coordination entre élus, entre associations, mettre l’agglomération en avant pour offrir un front uni. Mais c’est, avant tout, du gouvernement et de Jean-Louis Borloo que doivent venir les réponses. »
Pour le député-maire de Royan Didier Quentin, les choses en prennent le chemin. Reprenant l’argumentation de Dominique Bussereau, « ce n’est pas après le Grenelle de l’environnement qu’on imposera aux pouvoirs publics les errements industriels des années 70 », l’élu a martelé sa confiance dans les instances gouvernementales.
« J’ai profité d’un passage à l’Élysée mardi pour en toucher un mot au président Sarkozy. Je m’en suis déjà ouvert au Premier ministre, François Fillon, lors d’un récent déplacement en sa compagnie au Japon. Je suis, quoiqu’il arrive, en rapport avec les services du ministre d’État Jean-Louis Borloo et du secrétaire d’État à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur ce dossier. Les responsables gouvernementaux sont au courant, au plus haut niveau. » Didier Quentin suit particulièrement l’évolution de son dossier fétiche, le classement de l’estuaire comme aire marine protégée. « L’arrêté interministériel pour la création d’une mission de préfiguration de l’aire marine protégée doit être signé incessamment, peut-être même avant la fin de la semaine. »

Une épée de Damoclès. L’élu ne méconnaît pas les études réalisées en d’autres temps, reconnaissant l’intérêt stratégique de l’implantation d’un terminal méthanier sur le littoral du Sud-Ouest. « Elles sont caduques, assure-t-il. Nous avons déjà Fos, Montoir peut être doublé de trois à six cuves, et Dunkerque s’ouvre à l’implantation d’un site. Antifer pose problème. Le Verdon en pose un encore plus important. Aujourd’hui, les techniciens sont sur la même longueur d’ondes que les élus. »
Henk Jonkman ne semble pas en être persuadé, arguant de telles études dans son argumentation. « Il m’a tenu ce discours. Nous nous sommes rencontrés durant une heure, mardi soir, à l’Assemblée nationale. Il a eu cette courtoisie de répondre à mon invitation. Il a tenu ses positions, j’ai tenu les miennes. Pour eux, le Verdon reste le meilleur site possible. Je lui ai répété qu’il y avait 99 % de chances sur 100 que ce dossier ne voie jamais le jour. Et que s’il devait avancer sur le plan de la procédure, nous aurions de quoi le faire traîner durant des années, voire des décennies. Mais je ne veux pas en arriver là. Plus tôt il y aura un veto, mieux ce sera. Nous ne pouvons vivre durant des années avec une telle épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Certains prêchent le catastrophisme, affirment même que les travaux ont déjà commencé. Il ne faut absolument pas tomber dans ce travers. Malgré tout, les effets négatifs sur le tourisme et l’immobilier se font déjà sentir ». Source

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