ARCES-SUR-GIRONDE – COMMUNE DU PAYS ROYANNAIS

Les leçons du passé

C’est sous la présidence d’Henri Duhaldeborde, sous-préfet de Rochefort, que s’est tenue, vendredi soir, la réunion publique organisée au relais de la Côte de Beauté. Elle avait pour objectif l’information de la population (malheureusement devant un public trop peu nombreux) et des élus. Déjà, en janvier 2007, des panneaux ont été exposés à l’espace Michelet pour présenter les premiers éléments de la démarche.Les plans de prévention. « Un PPRN (plan de prévention des risques naturels), a expliqué Isabelle Schaller, responsable du service de sécurité et de la gestion des risques à la DDE, c’est un document réglementaire établi à l’initiative de l’Etat qui fixe la gestion du sol et met en place les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde des personnes et des biens.
Depuis décembre 2005, les services de l’État en Charente-Maritime ont engagé l’élaboration des plans de prévention des risques naturels relatifs aux risques d’incendie de forêt, submersion et érosions marines pour les communes Vaux-sur-Mer, Royan, Saint-Georges-de-Didonne et Meschers-sur-Gironde. Deux autres communes, Arces-sur-Gironde et Talmont, étant elles aussi concernées par les risques de submersion et érosions marines. Un travail important d’études et d’enquêtes a été réalisé par les différents services, sous-préfecture, Direction départementale de l’équipement (DDE), Office national des forêts (ONF) et par la Société grenobloise d’études et d’applications hydrauliques (Sogreah).

Les risques d’incendies. Selon Philippe Fougeras (ONF) les recherches dans les archives ont permis de recenser les différents feux de forêt sur une période déterminée, de différencier les feux de plein air avec propagation au milieu naturel et les autres feux. Des différences significatives ont pu être constatées pour les trois secteurs (Royan/Saint-Georges, Saint-Palais/Vaux, Saint-Georges/Meschers) et mettre en ?uvre une méthode basée sur une description fine de la végétation en place (peuplement, inflammabilité, combustibilité). Ces données permettant ainsi d’évaluer les risques et le niveau de protection du site.

Les risques d’érosion et de submersion. La méthode présentée par Denis Lartigue (Sogreah) s’appuie également sur les événements historiques. En fonction du type de côte (à falaise ou à sédiments meubles, on constate que le recul global est peu important et que les érosions sont localisées après les tempêtes, en fond de conches et certains secteurs de falaises. Une synthèse du recul historique a pu ainsi être produite sous forme d’une cartographie des ouvrages de protection et d’une cartographie de l’évolution du trait de côte. Les informations font état de débordements importants en 1941 et, bien sûr pendant la tempête de 1999. Ces dernierssemblent être les plus exploitables. Ces différentes recherches et les calculs des niveaux d’eau enregistrés dans la Gironde en 1999, à partir de marégraphes, ont permis de définir la tempête et ses conséquences comme l’événement de référence centennal. La prise en compte de la probable élévation du plan d’eau liée au réchauffement climatique laisse présager que les côtes de références définies à l’heure actuelle seront augmentées d’environ 20 centimètres.

Les étapes à venir. En conclusion, Isabelle Schaller a rappelé que les constats pourront être pris en compte dans les projets d’aménagement et permettront de réaliser les travaux d’entretien ou d’investissement nécessaires à la protection des sites. : Denise Roz
sites à consulter : ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables : www.prim.net – Préfecture : www.charente-maritime.pref.gouv.fr – Direction départementale de l’Équipement : www.charente-maritime.equipement.gouv.fr Source

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